Bibliothèque KPI · Finance publique
Taux de réalisation des dépenses de fonctionnement
Operating expenditure execution : Mesure la part des crédits de fonctionnement effectivement consommée au terme ou à un point donné de l'exercice.
Finance publique
(Dépenses réelles de fonctionnement mandatées / crédits ouverts révisés) × 100Version 1.0 · Lecture décisionnelleMesure la part des crédits de fonctionnement effectivement consommée au terme ou à un point donné de l'exercice.
La question de décision
Distinguer les économies réelles des simples retards d'exécution et fiabiliser la prévision de clôture budgétaire.
Formule, unité et fréquence
(Dépenses réelles de fonctionnement mandatées / crédits ouverts révisés) × 100
Unité : %. Fréquence recommandée : Mensuelle avec atterrissage trimestriel.
Comment l’interpréter ?
Un taux faible peut traduire une économie, une vacance, un retard de facturation ou une action non réalisée. Un taux proche de 100 % peut refléter une bonne prévision ou une absence de marge face aux aléas.
Construire le diagnostic
Comparer la consommation au profil mensuel attendu, aux engagements, au service fait et aux factures à recevoir. Isoler personnel, énergie, contrats, subventions et dépenses exceptionnelles.
Signal à surveiller
Alerte si l'exécution accélère fortement en fin d'année, si des charges connues ne sont pas engagées ou rattachées, ou si des économies annoncées reposent sur des reports.
Exemple de calcul
Des dépenses réelles mandatées de 47,5 millions d'euros pour 50 millions de crédits ouverts donnent un taux de réalisation de 95 %. Les 2,5 millions restants doivent être qualifiés.
Leviers de décision
Mettre à jour les plans de consommation, fiabiliser engagements et rattachements, challenger les contrats, réallouer les crédits et formaliser les économies pérennes.
Indicateurs à lire ensemble
Taux de réalisation des recettes, rigidité des charges, poids du personnel, épargne brute et fonds de roulement.
Gouvernance de la donnée
Responsable proposé : Direction des finances et directions gestionnaires. Documenter le périmètre, la source, la date de disponibilité, la règle d’arrondi, les retraitements et la version de la formule. Conserver une réconciliation avec les données comptables, budgétaires ou de trésorerie.
Limites et précautions
Le taux dépend du calendrier et des décisions modificatives. Il ne mesure ni la qualité du service rendu ni la soutenabilité pluriannuelle de la dépense.
Questions à poser en revue
- Le périmètre et la formule sont-ils identiques entre réel, budget, forecast et période précédente ?
- Quels moteurs expliquent la variation et quelle part reste non réconciliée ?
- Le mouvement est-il ponctuel, structurel ou lié au calendrier ?
- Quelle décision est retenue, par qui, pour quelle date et avec quel effet financier attendu ?
Sources et transparence
- DGCL, les documents budgétairesRéférence officielle sur la prévision, l'autorisation et l'arrêté de l'exécution des recettes et dépenses locales.